Mais pourquoi faut-il toujours que ces bakas se battent juste devant MA porte ?!
C 'est une conspiration ma parole...Mais bon, maintenant que je suis réveillé, je vais me lever.
J 'aimerais bien pouvoir faire la grasse matinée au moins une fois dans ma vie...
J 'ouvre la porte...Il y a trop de lumière...Je reste un moment comme ça, la main sur la poignée, les yeux fermés et la bouche ouverte. Je dois avoir l 'air complètement con dans cette position...
Heureusement qu 'ils me voient pas. J 'avance de quelque pas et me mange accidentellement le porte manteau. J 'arrive dans la cuisine en traînant les pieds.
Les odeurs de bouffe sont incroyablement fortes... Qui a eu la stupide idée de faire cuisiner Aoi ???
Je continue à avancer et m 'asseoit à côté d ' Uruha qui dort dans son bol de céréales.
En voilà un aussi en forme que moi...Reita vient me voir et m 'ébourrife les cheveux jusqu 'à ce que je me retrouve avec la coupe Chico.
Je grogne et le bassiste s 'éloigne en plein fou rire.
Comme je l 'avais prédit, Aoi, devant la cuisinière me fait coucou.
Je lui fait un signe de tête.
Ruki, toujours surexcité, saute par-dessus le canapé et se met à dessiner des smileys sur le bras d 'Uruha avec un marqueur violet fluo.
Une heure plus tard, après avoir survécu à la nourriture toxique du guitariste brun je me prépare.
Voilà, je suis ENFIN complètement debout.
De la salle de bains j 'entends Uruha gueuler sur Ruki et j' entends les pas de notre chanteur s 'éloigner à toute vitesse...
Tout à coup, tout devient noir. Je commence à stresser et je me rends compte qu 'on me cache simplement les yeux...
Je me sens alors vraiment très très con. Le bassiste me hurle " C'est qui ?! " avec la voix de Dark Vador.
Je me débarasse de lui et lui vide la bouteille de parfum très très cher d 'Uruha à la tronche.
Le blondinet se casse en courant et je me mets à remplir la flacon d 'eau...
Quand notre leader entre et me prend en flague, j 'essaye de m 'enfuir.
Malheureusement, il me coince et m 'asperge de mon parfum que j'aime...
Une heure de douche après, je sens un peu moins fort.
Je sors et enfile des fringues à Aoi qui traîne par Terre...
La sonnette à la porte d 'entrée retentit. J ' y vais en traînant les converses de Reita que j 'ai trouvées dans le couloir (oui c'est vraiment le bordel)...
J 'ouvre dans le mauvais sens et je me sens encore plus con quand la porte m 'éclate le nez.
Quelqu 'un me salue très très bas comme si j 'étais la reine d ' Angleterre.
C 'est un petit gros tout transpirant qui empeste l 'eau de cologne à trois kilomètres à la ronde.
Il se redresse et devient rouge pivoine quand il se rend compte qu 'il m 'arrive à peine au menton.
D 'un geste gêné, il remet ses lunettes sur son nez et lève les yeux vers moi.
J 'attends qu 'il me dise ce qu 'il veut.
Il a l 'air de plus en plus troublé...Je suis quand même pas un géant nan ???
J 'en ai marre d 'attendre, j 'appelle Ruki-chan.
Le petit chanteur arrive en courant et finit son voyage en se prenant les pieds dans le tapis.
Mais comme " bobo pas bobo il s'en fiche ", il se relève tout content et attend que je lui dise pourquoi je l 'ai appelé.
Je lui montre le petit gros et je me casse en grognant.
Les deux petits hommes commencent à dialoguer.
Une demie-heure plus tard, Ruki va voir Uruha dans sa chambre.
Ils parlent. Je n' entends rien. Je suis trop curieux, je veux savoir.
Je me rends dans la chambre du leader.
Je m 'asseois sur le lit juste au moment où Reita et Aoi débarquent en chantant " Il pleut, il mouille "...
Ils m 'expliquent qu 'un couple de jeunes milliardaires veulent qu 'on fasse la musique à leur mariage.
Ils proposent de nous payer un million de yens chacun.
A cette idée, Les trois excités se mettent à faire la ronde et à faire les yeux de biche à Uruha.
Notre leader éclate de rire et leur dit d 'appeler le couple pour confirmer notre accord.
Ils s 'engouffrent dans le couloir en gueulant et commencent à se disputer le téléphone dans l 'entrée.
Je fait une pichnette à mon meilleur ami qui m' envoie une peluche Pikachu en réponse.
Je sors en courant de la chambre sous la vague de peluches volantes du guitariste.
J 'arrive juste à temps pour intercepter le téléphone avant que les trois bakas ne l 'explosent entièrement.
Je fais le numéro et donne notre réponse.
Un mariage...On joue pas du Mozart à un mariage ???
Complètement inculte je vais poser la question à Uruha qui renverse son vernis noir sur ses doigts de pied en me voyant.
J 'éclate de rire et me re-mange Pikachu-chan dans la face...
En riant, je retourne dans ma chambre...J 'ouvre la fenêtre et me rends compte que cet endroit est réellement un marécage de fringues...Je matte un peu la télé quand mon estomac se met à faire un horrible bruit de geyser, tout ce qu 'il y a de plus effrayant.
Je me lève et décide de sortir manger en ville...
Seul Ruki accepte de m 'accompagner.
Nous marchons dans les rues bondées pendant un bon moment...
Ruki : Kai-chan ! Kai-chaaaaaaaan !!!!
Moi : Oui ?
Ruki : On va là ???
Il me montre un endroit tout miteux avec comme enseigne " hôtel, restaurant "...
A première vue cet endroit pourrait passer pour n 'importe quel resto Tahitien mais j 'ai un mauvais pressentiment.
Je lui dis ce que j 'en pense et mon ami se met à me tourner le dos en pleurant.
Je soupire, lui met un bras par-dessus l 'épaule et accepte.
Tout content, il me tire par la manche. Nous entrons.
Il y a là beaucoup de personnes étranges...Une femme assez laide vient nous voir et nous demande quelque chose dans sa langue.
Je lui dit en anglais que je ne comprends pas. Elle me regarde d 'un oeil mauvais.
Ruki lui, est faciné par les boucles d 'oreilles en coquillages de cette obaa-san.
Je n 'aime pas vraiment Tahiti. Mais bon, je n 'avais pas d 'autre choix que d 'accepter d ' y aller de toutes façons. Depuis le début, ces vacances sont vraiment soûlantes...
J 'aurais préféré partir en Alaska mais j 'étais vraiment le seul du groupe qui préfère faire des bonhommes de neige que de bronzer sur la plage.
Heureusement que nous rentrons demain au Japon.
Enfin bref, la vieille dame me fusille toujours du regard.
Qu 'est-ce qu 'elle peut bien me vouloir ? J 'ai dit un truc qu 'il fallait pas ??
Je me rends compte qu 'elle est sapée à la " Mamie voyante "...
Elle à l 'air complètement sénile.
Je la quitte des yeux un moment pour faire mon regard de tueur à Ruki qui est sur le point de toucher les boucles-coquillages. Il retire sa main et je me remts à soutenir le regard de cette femme.
Soudain, alors que je ne m' y attendais pas du tout, elle m 'attrape le poignet et commence à me lire les lignes de la main (enfin c'est ce qu 'il me semble)...
Je me sens mal à l 'aise. Je retire ma main de force et, sans le vouloir, je fais trébucher la vieille.
Elle se met à hurler en Tahitien et me montre de son doigt crochu.
Je ne suis pas le seul à avoir peur.
Ruki-chan s'est levé et semble prêt à se casser au moment venu.
Je me lève. Trois tahitiens torses nus arrivent vers nous.
Ils sont super musclés, je commence à flipper un peu plus.
Ces trois misters-univers demandent ce qu 'il se passe à la femme.
Celle-ci continue à hurler en me montrant.
Les trois hommes s 'approchent alors de nous en faisant bomber leurs muscles.
Je me sens tout petit...J 'imagine que Ruki doit être encore plus mal à l 'aise.
Alors qu 'ils ne sont plus qu 'à deux mètres de nous je hurle à mon ami : " Couuuuuurt !!!!! ".
Nous sortons à toute vitesse, ils nous poursuivent.
Il y a beaucoup de monde, nous n 'arrivons pas à courir.
J 'entends Ruki trébucher. Je me baisse et le tire. La foule continue sa route en nous ignorant totalement.
Les trois hommes nous ont rattrapés. C'est alors que l 'un d 'eux me frappe.
Et lorsque tout devint noir, je sû que ce n 'était pas Reita qui me cachait les yeux...
Piix : Ruki...



